20/10/2007

Crépuscule

 

La mer s'est apaisée ce soir au crépuscule,
Et loin, à l'horizon, comme vêtue de tulle,
Elle est enveloppée de nuages si bas
Que le soleil couchant y cache ses ébats.

On peut l'imaginer quand son amante ou femme
L'attise de ses feux, l'aguiche de sa flamme,
Car le ciel, au dessus, rougeoie comme un brasier,
Mille fleurs couleur sang, un infini rosier.

Demain il fera beau, à moins que nous surprenne
Le vent en ses accès d'une humeur bohémienne,
Qu'il en fasse à sa tête, en bouderie d'enfant,
Voulant batifoler comme un tout jeune faon.

Je viens hanter la nuit car d'âme noctambule,
J'aime aussi le silence, alors je déambule,
Je resterai toujours vagabond et badaud
Et s'il fait un peu froid, en mon coeur il fait chaud.


(Charly LELLOUCHE)

16:25 Écrit par L'Ariou dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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