20/10/2007

FRIMAS

 

 

 

PREMIER FRIMAS
Le givre a déposé son voile blanc,
Parsemé de cristaux les feuilles mortes
Qui cachent leurs rougeurs pudiquement
En attendant que le vent les emporte

Un cerf au bord du chemin, immobile,
Guette seul en scrutant le paysage
De l'étang monte une brume gracile
Qui l'enrobe tout entier d'un nuage

On entend le toc toc sourd du pivert
Qui tambourine pour creuser son nid
La nature fleure bon l'humus qui macère
Et se révèle à mes yeux ébaubis

Le pâle soleil s'étend sur la campagne
Réchauffe la gelée blanche et transforme
Les plaines, les vallons, les bois et la fagne
Leur restitue leurs couleurs et leurs formes

Réveille le saule au feuillage argenté
Et même si ses rameaux tristement pleurent
Ce sont de belles larmes de fraîche rosée
Qui du matin nous offrent la splendeur.


Michka               6 octobre 2007

22:28 Écrit par L'Ariou dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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