20/08/2007

Les Français accros ?

 

téléphone appels urgence

Plus de 8 Français sur 10, tous âges confondus, disposent aujourd'hui d'un téléphone mobile.

83,2 % exactement –, selon l'Arcep, l'Autorité de régulation des télécommunications, qui publiait, lundi 6 août, son Observatoire des mobiles au 30 juin 2007.

soit, ce sont 52 541 700 de clients à la téléphonie mobile qui ont été référencés par l'Arcep au 30 juin 2007 !

Les Français consacrent 1,2 % de leur budget au téléphone mobile
Selon l'Afom, les Français consomment en moyenne 157 minutes de communications mobiles et envoient près de 25 SMS par mois.

 Avec 493 000 nouveaux abonnés d'un trimestre à l'autre, cela confirme la saturation du marché, les constructeurs cherchant désormais à lancer des offres de renouvellement de mobiles pour augmenter leur chiffre d'affaires.

Toujours est-il que le marché des appels vocaux continue de croitre régulièrement (+12% d'une année sur l'autre) contrairement au nombre d'utilisateurs de la 3G qui ne croit que très lentement (14,9 millions en juin 2007 contre 13, 3 un an plus tôt).

Au final, Orange et SFR revendiquent respectivement 23,40 millions et 17,98 millions d'abonnés fin juin pour des parts de marché de 44,5% et 34,2%. Bouygues Telecom n'a pour sa part pas encore révélé son nombre total d'abonnés ce trimestre. MVNO et opérateurs tentent de recruter de nouveaux clients à l'aide de la portabilité du numéro, même si ce sont seulement 154 500 numéros qui ont été portés ce trimestre.

 



A ce niveau d'équipement, les opérateurs mobiles considèrent que leur marché est saturé. Il s'agit désormais, en partenariat avec les fabricants de terminaux, de provoquer le désir de renouvellement des téléphones, avec des lancements de nouvelles gammes de plus en plus rapprochés.

Les opérateurs tentent aussi d'optimiser l'utilisation de leurs réseaux en stimulant la consommation de minutes de "voix" ou celle de services permis par leurs infrastructures "3G", (comme "troisième génération"), c'est-à-dire l'envoi et la réception de contenus multimédia (images, textes vidéo, etc.) sur un terminal mobile.

Le transport de la "voix" – le gros du trafic – continue d'augmenter régulièrement : de presque 12% au deuxième trimestre 2007 par rapport à la même période de 2006, selon l'Arcep (à 33,66 milliards de minutes).
En revanche, le nombre d'utilisateurs de services "3G" décolle lentement : ils sont 14,9 millions en juin 2007 contre 13, 3 un an plus tôt.
Du coup, comme les tarifs de transport de la voix sur les réseaux mobiles ne cessent de baisser (essentiellement pour des raisons réglementaires), le revenu moyen des opérateurs par client décline également : il était de 34,5 euros par mois à fin juin 2007 contre 36,3 à la même période un an plus tôt (–5,1%).


 

Dans ce contexte, les trois opérateurs disposant d'un réseau en propre (Orange, SFR et Bouygues Telecom) voient d'un mauvais œil la volonté de Luc Chatel, secrétaire d'Etat à la consommation, de supprimer les contrats obligeant les clients à ne pas changer d'opérateur au-delà de 12 mois.
Il a promis de convoquer une table ronde avec les industriels en septembre.
M. Chatel veut s'attaquer à cette particularité du marché français qui veut que pas moins des deux tiers des clients hexagonaux sont liés aux opérateurs par des abonnements mensuels. Et qu'une majorité d'entre eux signent pour 24 mois.
Au Royaume-Uni, au contraire, la plupart achètent des minutes de communication au gré de leur besoin (ce sont les formules "prépayées") et peuvent changer d'opérateurs quand ils veulent.


 

Les opérateurs français font valoir que leur équilibre financier est à ce prix. De fait, ils pratiquent depuis des années le système de la subvention : ils cassent les prix des terminaux mobiles (qu'ils achètent aux constructeurs) mais se "rattrapent" en s'assurant, via les abonnements mensuels, des revenus récurrents le plus longtemps possible.
" Si on nous interdit les contrats de 24 mois, nous serons obligés de facturer davantage le terminal. Est-ce forcément ce que souhaitent les consommateurs ? " argue-t-on chez les opérateurs.


 

Source : Cécile Ducourtieux : Le Monde du 7 août 2007 -

 

17:30 Écrit par L'Ariou dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/08/2007

La Semaine mondiale de l'eau à Stockholm

 

 eau

Des experts du monde entier sont réunis à Stockholm du 12 au 18 août pour la Semaine Mondiale de l'Eau.

La Semaine mondiale de l’eau de Stockholm, organisé par l’Institut international de l’eau de Stockholm (SIWI), est l’une des principales instances mondiales à réunir chaque année des spécialistes du monde des affaires, des gouvernements, des secteurs scientifiques et de la gestion des ressources en eau, d’organisations intergouvernementales, d’ONG, d’institutions de recherche et de formation et d’organes des Nations Unies.

Intitulée ‘’Progrès et perspectives dans le domaine de l'eau: pour un développement durable dans un monde qui change’’, cette édition s’intéressera notamment cette année au réchauffement climatique, à la problématique des biocarburants et des installations sanitaires.

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Quels sont les principaux thèmes abordés à Stockholm ?

 
- Les conséquences du changement climatique sur la gestion durable des fleuves sont au cœur des discussions, avec en toile de fond la sécheresse à laquelle sont confrontés les pays du pourtour méditerranéen et la mousson qui perdure en Inde et au Bangladesh.
- L’autre enjeu concerne les agrocarburants. Ils incitent à utiliser plus de pesticides et d’engrais qui vont dégrader la qualité des eaux.
De plus, au Brésil, la filière des agrocarburants a pris des surfaces cultivables sur la forêt tropicale qui joue un rôle primordial dans la régulation des pluies.
Pourtant, en France par exemple, si on consacrait l’ensemble des terres exploitées mais aussi en jachère aux agrocarburants, cela ne permettrait de couvrir que 15 % des besoins des véhicules.
- Les participants vont aussi étudier les possibilités d’économies d’eau à tous les niveaux, notamment l’utilisation de l’eau de pluie pour les toilettes, la lessive et l’arrosage.
En France, un couple avec deux enfants consommant 200 mètres cubes d’eau par an peut récupérer 80 mètres cubes d’eau pluviale en moyenne, soit une économie de 240 euros (au prix de 3 euros le mètre cube).

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L’utilisation intensive des pesticides a-t-elle un impact sur la qualité de l’eau dans l’Hexagone ?

Même s’il y a une tendance à la réduction de la quantité de pesticides utilisés, les molécules ont une durée de vie longue.
La qualité de l’eau continue donc à se dégrader. En 2004, selon les données de l’Institut français de l’environnement, 96 % des eaux de surface et 61 % des nappes phréatiques présentaient au moins un pesticide, soit une hausse de 16 points dans le premier cas et 4 points dans le second par rapport à 2002.


 

En France, l’eau du robinet reste-t-elle potable ?
La réglementation y est très stricte. Certes, certaines communes, notamment en Bretagne, sont confrontées à un problème de pollution par les nitrates. Mais elles peuvent se raccorder au réseau d’une commune voisine ou puiser l’eau à partir d’une autre source.
Les messages sur la pollution de l’eau par les pesticides rendent en revanche les populations soupçonneuses et les poussent à opter pour des eaux en bouteille. Celles-ci n’apportent pas plus de garanties sanitaires que l’eau du robinet et elles ont un prix au moins cent fois supérieur.


 

Et l’eau en bouteille est elle-même source de pollution…
La fabrication d’une bouteille en plastique a une empreinte écologique forte parce qu’elle utilise du pétrole.
Il faudrait agir en amont sur l’amélioration de la qualité de l’eau du robinet plutôt qu’en aval sur le traitement industriel de l’eau. Cela nécessite la construction d’un périmètre de protection autour des stations de pompage pour protéger les sources d’eau des pesticides et des engrais.
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La bouteille, ennemie des écolos


Depuis le début de l’été, les écologistes américains mènent une offensive d’envergure contre l’eau en bouteille, de plus en plus prisée par leurs concitoyens. Leur consommation a augmenté de 9,7 % en 2006, selon l’institut Beverage Marketing Corporation.
Or, une étude scientifique du Conseil américain de défense des ressources naturelles (NRDC) montre que la réglementation ne suffit pas à assurer la pureté de l’eau en bouteille : celle-ci «n’est pas nécessairement plus propre ou plus sûre que l’eau du robinet». Souvent, l’eau en bouteille est puisée dans les mêmes sources que l’eau du robinet.


 

Par ailleurs, 1,5 million de barils de pétrole est nécessaire chaque année pour fabriquer les bouteilles consommées par les Américains, affirme l’ONG Earth Policy Institute.


 

Source : Rifaï Line : Libération du 16 août 2007

 

11:24 Écrit par L'Ariou dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |