20/10/2007

FRIMAS

 

 

 

PREMIER FRIMAS
Le givre a déposé son voile blanc,
Parsemé de cristaux les feuilles mortes
Qui cachent leurs rougeurs pudiquement
En attendant que le vent les emporte

Un cerf au bord du chemin, immobile,
Guette seul en scrutant le paysage
De l'étang monte une brume gracile
Qui l'enrobe tout entier d'un nuage

On entend le toc toc sourd du pivert
Qui tambourine pour creuser son nid
La nature fleure bon l'humus qui macère
Et se révèle à mes yeux ébaubis

Le pâle soleil s'étend sur la campagne
Réchauffe la gelée blanche et transforme
Les plaines, les vallons, les bois et la fagne
Leur restitue leurs couleurs et leurs formes

Réveille le saule au feuillage argenté
Et même si ses rameaux tristement pleurent
Ce sont de belles larmes de fraîche rosée
Qui du matin nous offrent la splendeur.


Michka               6 octobre 2007

22:28 Écrit par L'Ariou dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Crépuscule

 

La mer s'est apaisée ce soir au crépuscule,
Et loin, à l'horizon, comme vêtue de tulle,
Elle est enveloppée de nuages si bas
Que le soleil couchant y cache ses ébats.

On peut l'imaginer quand son amante ou femme
L'attise de ses feux, l'aguiche de sa flamme,
Car le ciel, au dessus, rougeoie comme un brasier,
Mille fleurs couleur sang, un infini rosier.

Demain il fera beau, à moins que nous surprenne
Le vent en ses accès d'une humeur bohémienne,
Qu'il en fasse à sa tête, en bouderie d'enfant,
Voulant batifoler comme un tout jeune faon.

Je viens hanter la nuit car d'âme noctambule,
J'aime aussi le silence, alors je déambule,
Je resterai toujours vagabond et badaud
Et s'il fait un peu froid, en mon coeur il fait chaud.


(Charly LELLOUCHE)

16:25 Écrit par L'Ariou dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |